Les chantres du rock pour obèses sont
de retour. Ce Pink Floyd-là possède le charme d'un Pink Floyd
instrumental (on ne peut pas dire non plus que Gilmour et compagnie
produise une musique vocale).
Longues plages planantes, voire
psychédéliques, avec des nappes de guitares (acoustiques,
électriques), et une batterie très en avant dans le mix (bien
qu'absente de certaines plages).
Au total, dans un monde musical où le
collage et la vitesse (rythmique et BPM, zapping de la musique en
streaming et temps d'écoute écourté), un monde où le zapping est
le mode opératoire par défaut, les Pink Floyd sont subversifs avec
ce disque: durée de plus de 60 minutes, longues plages qui
nécessitent un temps d'appropriation pour en discerner les beautés
(si l'on en trouve bien sûr) et enchaînées d'un bloc.
Mettons la polémique des thuriféraires
sur l'absence de Roger Waters et donc de son label Pink Floyd. Tant
qu'on y est, Syd Barrett n'étant plus là, cela n'en est pas un non
plus. Ne sombrons pas dans le ridicule et prenons cet album pour ce
qu'il est : un album old school en hommage à Rick Wright
(!!!!), tout en ne sachant jamais ce qu'aurait donné l'album si
Wright avait contribué à sa réalisation.
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