vendredi 6 février 2015

Pink Floyd, The Endless River (2014, Parlophone)

Les chantres du rock pour obèses sont de retour. Ce Pink Floyd-là possède le charme d'un Pink Floyd instrumental (on ne peut pas dire non plus que Gilmour et compagnie produise une musique vocale).
Longues plages planantes, voire psychédéliques, avec des nappes de guitares (acoustiques, électriques), et une batterie très en avant dans le mix (bien qu'absente de certaines plages).
Au total, dans un monde musical où le collage et la vitesse (rythmique et BPM, zapping de la musique en streaming et temps d'écoute écourté), un monde où le zapping est le mode opératoire par défaut, les Pink Floyd sont subversifs avec ce disque: durée de plus de 60 minutes, longues plages qui nécessitent un temps d'appropriation pour en discerner les beautés (si l'on en trouve bien sûr) et enchaînées d'un bloc.
Mettons la polémique des thuriféraires sur l'absence de Roger Waters et donc de son label Pink Floyd. Tant qu'on y est, Syd Barrett n'étant plus là, cela n'en est pas un non plus. Ne sombrons pas dans le ridicule et prenons cet album pour ce qu'il est : un album old school en hommage à Rick Wright (!!!!), tout en ne sachant jamais ce qu'aurait donné l'album si Wright avait contribué à sa réalisation.

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