Uli Jon Roth sort de sa veine néoclassique ringarde ou de son mysticisme de pacotille pour revenir à ce qu'il a fait de mieux: son empreinte dans Scorpions, immortalisé dans le chef d'oeuvre "Tokyo Tapes" (1978) où sa veine hendrixienne a été le mieux digérée.
Ici il revisite donc ses compositions, dont certaines sont réécrites, réinventés (voir la nouvelle version dantesque de "Dark Lady" par exemple). Appuyé par un backing-band au top qui ne fait pas que de la figuration. En particulier pour le chanteur Nathan James, qui a sa texture, et qui fait oublier Klaus Meine.
Et en plus il est plutôt bien produit. Ce qui a rarement été le cas chez Uli Jon en solo.
L'effet secondaire de cet album est de donner un coup négatif à Scorpions, qui n'a pu rarement égaler "Tokyo Tapes" et dont on craint le pire pour le futur album (Rudolph Schenker n'est plus depuis longtemps l'inventeur de riffs mémorables qu'il était).
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